Louis Bélanger

Louis Bélanger est un des rares créateurs du Québec à pouvoir se revendiquer à la fois du cinéma d’auteur et du cinéma populaire. Résolument campée à hauteur d’homme, inventive sans hermétisme, personnelle et universelle, son œuvre dessine des paysages riches et immédiatement familiers, qui font la joie des cinéphiles d’ici et d’ailleurs.

Louis collabore avec Denis Chouinard sur trois courts métrages avant de réaliser en solo Post Mortem. Ce tout premier long métrage, qui frappe l’imaginaire par sa proposition audacieuse et son climat insolite, est désigné en 1999 par Variety comme « un des films les plus frappants à émerger du Canada français depuis des lustres ». Cinq prix Jutra et trois prix Génie complètent un tableau de chasse amorcé au Festival des films du monde, où Bélanger a obtenu le Prix de la mise en scène.

En 2003, Gaz Bar Blues reçoit un accueil tout aussi chaleureux, tant de la part de la critique que de celle du public. Inspiré de la propre histoire familiale de son auteur, fils d’un propriétaire de station-service de Québec le film fait le tour du monde et remporte de nombreux prix.

Tambour battant, suivront Le génie du crime (2006), The Timekeeper (2009), Route 132 (2010) et plus récemment Les mauvaises herbes (2016), une œuvre tonique et inspirée par laquelle Bélanger renoue avec le succès public.

On doit également à Louis Bélanger deux documentaires remarqués (Lauzon Lauzone, 2000; Louis Martin : Journaliste, 2011), ainsi qu’une demi-douzaine de contributions pour la télévision. Il travaille présentement au développement d’un nouveau long métrage de fiction intitulé Vivre à cent mille à l’heure.