Anaïs Barbeau-Lavalette

Diplômée en Études internationales (UdeM) et en Politique du Moyen-Orient (Université BirZeit, Palestine), Anaïs a choisi le cinéma comme médium de prédilection, et l’INIS comme alma mater. Issue de la promotion 2000, elle a enchaîné la réalisation de courts métrages (Les mots bleus, Buenos Aires no llores) et de documentaires (Ceux qui savent encore rêver, Si j’avais un chapeau), et remporté un Prix Gémeau pour Se souvenir des cendres – regards sur Incendies. Anaïs a aussi représenté le Canada dans le programme Odyssée du Volontariat où, sous l’égide de l’ONU, elle a réalisé sept films brefs, sur cinq continents.

C’est cependant par le long métrage de fiction Le Ring (2007), sur le combat quotidien d’un enfant de quartier défavorisé montréalais, Anaïs s’est fait connaître du grand public. Récompensé ici et à l’étranger, ce drame social scénarisé par Renée Beaulieu à partir d’ateliers réalisés avec des enfants du quartier Hochelaga-Maisonneuve, affirme un engagement envers les oubliés et les mal aimés, que reprend en 2008 son documentaire Les petits géants.

En 2010, Inch’Allah marque les esprits par sa représentation audacieuse du destin d’une obstétricienne qui bascule au pied du mur Ramallah, en Palestine. Produit par micro_scope, le film a fait le tour du monde et reçu à Berlin le Prix de la critique internationale.

Toujours très active dans le champ du documentaire (Ma fille n’est pas à vendre, diffusé à Télé-Québec en 2017), Anaïs tricote en parallèle une oeuvre littéraire et théâtrale (La femme qui fuit, Vous êtes libres, Vrais mondes, Pôle Sud).

Son dernier long métrage de fiction, La déesse des mouches à feu, scénarisé par Catherine Léger et produit par la Coop Vidéo de Montréal est sorti en 2020.